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Activités à la maison

Les quatre saisons

Au sein des petits colibris, les enfants découvrent la nature sous toutes ses formes et au fil des saisons. Les livres sont régulièrement renouvelés afin de pouvoir découvrir les diversités des saisons, et ainsi permettre aux enfants de découvrir un palmarès de mots et d’images.


En automne, les pommes de pin, les marrons, les feuilles de diverses couleurs ont été les vedettes durant les temps de manipulation.
En hiver, les glaçons ont permis à vos enfants de mieux comprendre la sensation de froid et ils ont pu observer les glaçons fondre. Des feuilles de gélatine mélangées à de l’eau permettent une nouvelle expérience.


Depuis que les beaux jours sont revenus, vos enfants sortent plus régulièrement. Ils ont pu ramasser des fleurs (pâquerettes, boutons d’or, pissenlits) et les observer, les manipuler, et les mettre dans des glaçons pour découvrir la fleur une fois le glaçon fondu.

Le jardinage fait son grand retour, tout d’abord en manipulant et en transvasant la terre, mais aussi en découvrant les différents outils (le râteau, la pelle, l’arrosoir, le sceau). Vos enfants ont aussi pu observer des graines et les semer, puis en les arrosant régulièrement ils découvrent les premières pousses. Le jardinage est une activité essentielle pour les enfants. Il est important que les enfants soient sensibilisés et puissent être un maximum dehors. Le jardinage permet à l’enfant de toucher et de voir évoluer une graine, celle qu’ils ont semé. C’est une activité à partager.

Une carte à planter peut aussi permettre de réaliser une activité ensemble, de faire comprendre à votre enfant comment faire du papier. Cette activité pourra faire office de cadeau.


Voici ce qu’il vous faut :
– du papier (récupérer des feuilles de papier, des brouillons)
– une boite à œufs en carton
– de l’eau, un torchon, une serviette de toilette, un plateau, une cuillère à soupe, un saladier, un mixeur
– des graines de petite taille
– des emporte-pièces et une paire de ciseau

Et voici comment faire :
Dans le saladier, déchiqueter la boite à œufs et le papier en petits morceaux. Verser de l’eau jusqu’à ce que le papier soit recouvert, le laisser reposer quelques minutes afin qu’il s’imbibe totalement. Utiliser un mixeur pour homogénéiser le mélange et créer une sorte de texture pâteuse.

Préparer une installation permettant de fabriquer une feuille de papier. Pour cela, déposer une serviette de toilette pliée en plusieurs couches sur un plateau. Déposer un torchon par-dessus. A l’aide d’une cuillère à soupe, déposer de la pâte à papier sur le torchon. L’épaisseur peut être variable, ce n’est pas un problème mais essayez de viser 1 à 2 mm. Si vous observez un trou, il suffit de le reboucher avec un peu de pâte. Saupoudrer la pâte à papier de graines tant qu’elle est encore humide. Tapoter les graines avec le dos de la cuillère pour les faire délicatement s’enfoncer dans la pâte. Laisser sécher la feuille de papier au soleil ou près d’un radiateur durant plusieurs heures. Changer la serviette de toilette lorsqu’elle est trop humide. Lorsque la feuille de papier est sèche, décoller-la délicatement du torchon. Utiliser des emporte-pièces ou une paire de ciseau. Vous pouvez dessiner ou écrire dessus.
Pour planter le papier graine, il faudra les enterrer dans un pot ou en pleine terre, les arroser et attendre patiemment que les plantes poussent.


Lors de grosses chaleurs, ne pas hésiter à jouer avec vos enfants et de l’eau.

Voici quelques idées :

  • Les poupées ont aussi besoin de se laver alors pourquoi pas les mettre dans une bassine ou une petite baignoire préalablement remplie d’eau et de prendre un gant pour les nettoyer
  • La pêche à la canne à pêche ou à la main permet aux petits et grands de pouvoir faire cette activité
  • Le jeu de l’éponge (neuve bien sûr) : mettre l’éponge dans l’eau et appuyer dessus pour voir l’eau en jaillir, l’enfant pourra ainsi l’utiliser avec ses mains, ses pieds, mettre sur ses jambes, l’enfant sera ainsi content de découvrir des sensations
  • Les glaçons avec des fleurs ou des petits jouets (formes d’animaux par exemple) sont toujours un succès garanti. C’est une découverte scientifique, en utilisant des pipettes ou des cuillères, pour pouvoir casser la glace ou pour la faire fondre

Une nappe, de l’eau, du savon et c’est parti pour faire des bulles et nettoyer la nappe. Fous rires garantis

Et surtout bien pensez à hydrater vos enfants en leur donnant très régulièrement de l’eau et en leur mettant chapeau, lunette de soleil (catégorie 4) et de la crème solaire 50 toutes les 2h. Le brumisateur permet aussi de rafraichir vos enfants. Lors de la promenade surtout ne pas couvrir la poussette avec un lange, ce qui augmenterait de 7° la température dans la poussette.

Les enfants sont plus fragiles que nous, une insolation ou un coup de soleil peut vite arriver !

Chloé Frébourg

Référente technique

(Educatrice de jeunes enfants)

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Psychologie de l'enfant

Le cerveau d’un enfant : immature et en construction

Ouin, ouin !!! je pleure, je crie. 

Papa, maman, vous êtes épuisés, vous voudriez que je me taise, que je dorme.

Mais parfois un câlin, une main sur ma tête, me permettra d’aller mieux.  Et oui c’est génial, dès que vous m’avez dans les bras, j’arrête aussitôt de pleurer.

On vous dira : « Tu vois, il a encore réussi, à peine tu le prends dans les bras, il arrête de pleurer. Il fait de la comédie. » (Cette phrase vous fait surement écho, dans ce cas continuez de comprendre mon cerveau)

Non promis ce n’est pas un caprice ou je ne vous manipule pas.

Je ne suis pas encore capable de cela. Le cerveau de l’enfant et de l’adulte est différent. Le cerveau d’un adulte a la capacité de manipulation ; en revanche les enfants voient comment nous réagissons. C’est cette réaction que l’enfant va rechercher. L’enfant a besoin d’attention, d’amour, de tendresse.

Donc si tous les jours vous criez, vous vous énervez, l’enfant aura l’habitude de cela. Son cerveau assimilera ces cris à quelque chose de normal et qui le rassure, car il n’a toujours connu que ça. Mais l’enfant va se sentir stressé (inconsciemment) et le cerveau va sécréter du cortisol, une hormone de stress. On sait aujourd’hui que c’est toxique si c’est sécrété trop souvent ou de manière trop intense. En revanche l’ocytocine est une hormone qui arrive naturellement quand on prend l’enfant dans les bras.

Les cris peuvent amener à de la violence

Cela ne sert à rien de crier, de répéter dix fois les mêmes choses, ou de s’énerver. Ça va épuiser les adultes et parfois des propos ou des gestes démesurés peuvent marquer un enfant à vie.

En criant : « Dépêche-toi, va plus vite, fais pas ci, fais pas ça », ces dires vont juste amener l’enfant à faire le contraire et à esquisser un sourire. (je sens que vous voyez de quoi je parle)

Les enfants auront souvent pour première réaction de sourire lorsqu’un adulte lui reproche quelque chose ou hausse la voix. Le cerveau de l’enfant est encore immature et le sourire est souvent un réflexe pour se rassurer lui-même et désamorcer l’émotion de l’interlocuteur en face de lui. Ce n’est donc pas une provocation.

Les parents disent souvent, « non je ne taperai pas mon enfant », ou alors « ce n’est qu’une fessée, ce n’est rien » : si, c’est quelque chose, et la loi relative à « l’interdiction des violences éducatives ordinaires » a été adoptée le 2 juillet 2019 (fessée, négligences affectives etc.).

La violence verbale est parfois plus dangereuse que la violence physique. Cela peut être dévastateur pour le développement de l’enfant. Elle cause une détresse émotionnelle.

Etant un bébé en couche culotte, j’entends souvent : « tu es nul, tu es méchant », quand mes parents m’emmènent voir  d’autres personnes, on dit de moi « il tape tout le temps, il ne comprend rien ». Papa, maman, j’entends et je comprends ce que vous dites.

Ou parfois vous dites : « j’en ai marre de devoir te répéter dix fois la même chose, tu es aussi bête que ton père, tu verras quand on rentrera à la maison » mais j’essaye de faire de mon mieux, et pourquoi tu me dis cela concernant papa alors que c’est mon papa, c’est le meilleur. Parfois les adultes comparent deux enfants « elle, est toujours gentille, lui, il tape, il mord ».

Ces phrases sont néfastes pour le développement psychique de l’enfant. Elles marquent le manque de respect, l’insulte, le surmenage.

Papa, maman, si vous, adultes,  qui devez m’aimer le plus au monde et me sécuriser, vous pensez ça de moi alors comment je peux construire mon identité. Je serai forcément « méchant, mordeur, etc. » puisque vous le dites. Je vais donc réitérer ces comportements pour continuer à l’être ou au moins pour que tu t’occupes de moi.

Déjà un petit conseil, papa, maman, ne pas dire ces propos négatifs devant nous. Nous, les enfants, on préfère jouer avec vous, avoir des moments individuels. Nous comprenons quand vous nous parlez, vous pouvez vous excuser auprès de nous, et dire : « je suis désolé, je me suis énervé. Je suis fatigué ». Verbaliser et valoriser, nous on adore : « Tu sais c’est interdit de mordre, de taper, mais je sais que tu es capable de jouer tranquillement. Je te fais confiance, je crois en toi. »

La valorisation et montrer à l’enfant qu’on croit en lui va permettre à l’enfant de se sentir fier de lui, et va pouvoir développer son estime.

Petite info sur les émotions

La joie et la sérénité sont toujours plus faciles et plus agréables pour les adultes. La peur, la colère, la tristesse, sont des émotions plus compliquées aussi bien pour l’adulte que pour l’enfant. Mais il ne faut pas repousser l’une ou l’autre, et plutôt les accepter et réussir à les comprendre et à les apprivoiser. Les émotions des petits renvoient à nos propres émotions.

Moi aussi parfois je suis fatigué, j’ai peur, j’ai mal quelque part sauf que je n’arrive plus à verbaliser mes émotions puisque j’en suis envahi. Aide-moi à le dire. Aide-moi à comprendre mes émotions. Cela me permettra de faire du tri dans ma tête et de réussir  à reprendre mes esprits (livre la couleur des émotions par exemple).

« Je comprend que tu cries, tu as eu peur…. », « tu es triste mais papa va revenir vite, on fait un câlin si tu veux, je te donne ta tétine et ton doudou.».

Au sein des Petits Colibris, comme mentionné dans le projet pédagogique et le règlement de fonctionnement accessibles sur le site internet, nous faisons en sorte de respecter le cerveau immature de l’enfant. Comme indiqué dans cet article, les professionnelles font en sorte également de prendre les enfants dans les bras quand ils en ont besoin, nous verbalisons au maximum pour permettre à l’enfant de se rassurer et de connaître le déroulé de la journée. Nous travaillons sur les émotions avec les enfants, pour mieux qu’ils les comprennent. Les violences verbales et physiques sont proscrites.

Le livre du docteur Catherine Gueguen – Pour une enfance heureuse- peut vous donner des informations concernant le cerveau et les neurosciences de l’enfant

Chloé Frébourg

Référente technique

(Educatrice de jeunes enfants)

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Sorties Les petits colibris

Salade de fruits jolie, jolie, jolie…

Mardi 16 Novembre deux enfants sont allés faire le marché de la place Saint Marc avec Chloé.  Nous profitons que le temps soit encore adéquat pour aller se promener et permettre aux enfants de découvrir la nature. Les enfants ont pu toucher, manipuler, et même goûter certains fruits.

Cette sortie leur a donné l’occasion de découvrir un large éventail de fruits et légumes différents avec des textures variées (avocats, oranges, clémentines, avec la peau rugueuse quant aux tomates, raisins, avec la peau lisse)

Nous avons pu  observer également des légumes de saison (chou blanc et chou rouge, fenouil, chou-fleur, champignon) et les nommer.

Une sortie riche pour les différents sens !!

Les enfants ont pu goûter quelques quartiers de clémentines pour le plus grand bonheur de leurs papilles.

Nous avons acheté des fruits de saison : raisin muscat, banane, clémentine, poire.

Les couleurs des produits étaient variés et a donné l’occasion de nommer les couleurs.

Sur le chemin du retour nous nous sommes arrêtés au parc pour le plaisir de gambader, d’escalader le toboggan et de glisser.

Une sortie pleine d’émotions !!

Avant le goûter une salade de fruits a été réalisée, l’occasion encore une fois de découvrir, manipuler, et goûter pour les petits gourmands.

Tous se sont bien régalés. Chloé FREBOURG.

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Psychologie de l'enfant

Me reposer : penser à mon rythme biologique

Je suis fatigué.

Mais ça va être bientôt l’heure de mon repas, il y a un rythme a respecter disent les adultes, ou papa ou maman le soir vont arriver dans deux heures. Il ne faut donc pas que je dorme. Alors je reste à pleurer, à me frotter les yeux ; on me prend dans les bras. On me dit « oui je sais que tu es fatigué mais il est trop tard pour que je te recouche » Mais moi je voudrai juste me reposer un peu pour pouvoir profiter de ma fin de journée. Pouvoir profiter de papa et maman quand je rentrerai chez moi. C’est long une journée à la crèche.

Maman, papa, je dors à la crèche mais je fais des grosses journées, imaginez tout ce que je découvre.

Vous, papa, maman, vous êtes fatigués de vos journées, alors imaginez moi, qui est petit !

Le bruit des pleurs quand le copain est fatigué ou quand il se réveille, moi ça perturbe mon sommeil.

Donc il faut respecter mon rythme biologique au lieu du rythme des adultes. Papa, maman, il faut parfois aussi que je redorme un peu et promis je dormirai quand même la nuit.

C’est en étant fatigué et en ayant passé mon train du sommeil que je serai beaucoup plus énervé et ce sera un dodo d’épuisement mais pas un sommeil réparateur qui me permettra d’assimiler toutes les informations de la journée.

Papa, maman voici quelques informations pour mieux me comprendre…

Une petite explication sur l’importance sommeil du  jeune enfant.

Un sommeil de qualité est indispensable chez le jeune enfant. C’est durant cette période qu’il développe ses capacités cérébrales et que cela produit différentes hormones, notamment l’hormone de croissance. Un sommeil suffisant permettra également la concentration et favorisera l’apprentissage récent. Nous pouvons différencier différents type de sommeil. A la sieste l’enfant se repose alors que la nuit il grandit, son cerveau se réorganise, et pleins d’autres évènements biologiques se déroulent.

Le temps de sommeil est différent en fonction de l’âge

A la naissance, le nouveau-né dort entre 17 et 20h par jour. La distinction entre le jour et la nuit n’étant pas encore établie, les cycles de sommeil peuvent varier entre 30 minutes à 2-3h et être entrecoupés par la faim, la couche sale, ou de légers temps d’éveil.

Entre 3 et 6 mois le bébé a compris la distinction entre la journée et la nuit. Ainsi il fait généralement deux ou trois siestes par jour selon son besoin de sommeil. Chaque enfant est différent et a donc des besoins différents.

Les pleurs de décharges arrivent vers cette période. Les parents se sentent démunis et n’arrivent pas toujours à comprendre pourquoi leur enfant pleure. Pas de panique.

Ce sont des pleurs indispensables pour certains enfants qui permettent de libérer le stress et les angoisses accumulées.

Entre 6 et 12 mois, le bébé dort en moyenne 8 à 12h par nuit. Le temps de sieste varie en fonction de l’enfant.

Vers 8 mois arrive l’angoisse de séparation et d’éventuelles difficultés d’endormissements.

L’enfant choisira son objet transitionnel (doudou, t-shirt avec odeur, couverture, jouet…) qui lui apportera confort et sécurité lors de l’endormissement ou séparation avec ses proches.

A partir de 1 an le temps de sommeil sera entre 10 et 16h selon l’enfant, réparti entre sa nuit et ses siestes. Plus l’enfant grandira et plus le rythme coïncidera avec celui de l’adulte.

Chez Les petits colibris, comme il est indiqué dans le projet pédagogique, le rythme biologique est respecté. Ainsi lorsqu’un enfant commence à montrer des signes de fatigue, nous lui expliquons qu’un temps de repos va lui être proposé. Parfois un rituel d’endormissement (dans les bras, rester à côté, musique) est mis en place.  Un lit leur est attitré.

Deux dortoirs sont à proximité de la pièce de vie, pour permettre aux enfants de s’apaiser, d’être au calme et d’avoir un sommeil de qualité. Pour d’autres enfants, pour qui le bruit, et la présence de l’équipe est rassurante nous proposons des coussins, les bras ou l’écharpe de portage (en concertation avec vous) pour rester dans la pièce de vie.

« L ‘enfant doit avoir le droit de dormir quand il a sommeil, de s’éveiller quand il a fini de dormir, et de se lever quand il le veut » Maria Montessori

J’aborderai dans un autre article les angoisses nocturnes et les cauchemars ainsi que les rituels d’endormissement. Chloé  FREBOURG.

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Sorties Les petits colibris

Projet piscine : le jeu et l’appréhension de l’eau

Le projet piscine est lancé avec les plus grands de la crèche. Chaque mercredi (en fonction bien sûr des disponibilités des professionnelles et des imprévus de la structure) un enfant ira en individuel avec un adulte, ce sera du « un pour un ».

La piscine est vraiment un lieu de détente et cela permet d’apprendre énormément de choses.

La clé : ne jamais forcer un enfant, un enfant évolue à son rythme.

La piscine se fait étape par étape ; le vestiaire avec le déshabillage, l’acceptation de se mettre en maillot de bain ou en couche dans un lieu froid et humide. La douche puis l’accès au bassin. De là nous arrivons devant le bassin. Le petit bassin, mais grand, voir immense pour eux.

Mercredi 17 novembre, j’ai pu proposer des jouets devant le bassin et j’ai laissé l’enfant venir à moi. Il a pu mettre un certain temps, mais un environnement nouveau peut être angoissant pour un enfant. Les jeux sont nos alliés. L’enfant adore le jeu. Tout est sujet à jouer. L’enfant arrive progressivement vers l’eau, pour remplir l’arrosoir, puis le seau, une marche après l’autre l’enfant s’assoit. Et quelques secondes ensuite dans le bassin avec la frite. Un très bon moment.

Mercredi 24 novembre, j’ai emmené un autre enfant avec qui cette fois l’approche était complètement différente. Toujours le projet dès les vestiaires. Apprendre à se déshabiller et mettre son maillot de bain. La douche peut parfois être angoissante, un grand espace avec la pomme de douche. Certains enfants ne connaissent que le bain.

Sans appréhension, ensuite, l’enfant est parti dans l’eau descendant une marche après l’autre. L’enfant a pu se saisir de l’aide de la frite et de mon soutien pour être dans le bassin à flotter sur le ventre. Malheureusement même si c’est un temps en individuel il y a d’autres enfants dans la piscine, et lorsque un enfant l’a éclaboussé, il a eu peur et a désiré retourner sur les marches et jouer tranquillement avec l’arrosoir et le seau.

L’important est que l’enfant se sente suffisamment en confiance avec l’adulte et l’environnement, pour cela il faut être à l’écoute de l’enfant.

Ma plus grande victoire est que l’enfant ait profité. Pas besoin de faire parcourir de grandes distances pour profiter du projet piscine.

Mercredi 1er décembre, j’ai emmené un enfant qui a déjà eu l’occasion d’aller à la piscine. Il a pu profiter des cours de bébé nageur. Ainsi il est très à l’aise et a pu profiter de ce moment en individuel, moment privilégié pour s’éloigner du collectif de la crèche. Cet enfant a pu aller sans appréhension dans l’eau et s’allonger sur le ventre. Au fur et à mesure de la séance il a pu battre des pieds et faire plusieurs allers-retours. Après ce moment nous avons profité du toboggan pour s’amuser. Plouf dans l’eau !!! Chloé FREBOURG

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Pourquoi je mords ? je vous explique…

Maman, papa je ne suis pas méchant. Je ressens votre peine, votre colère ou votre désarroi quand on vous dit que j’ai mordu, griffé, tapé un autre enfant.

Mon cerveau n’est pas encore assez mature. Je ne suis pas en capacité de contrôler mes pulsions et mes émotions. Alors parfois mon seul moyen d’expression est de mordre.

Vous avez sans doute remarqué que je mettais tout à la bouche, je suis dans la phase orale, besoin de tout découvrir en goûtant, pour découvrir le monde, les personnes et les objets.

Les frustrations qui peuvent être nombreuses en crèche, m’amènent parfois à réagir d’une manière agressive. Les jeux sont souvent l’occasion de bousculade et de conflit de territoire.

Donc si je joue avec un jouet et qu’un autre enfant me le prend des mains parfois je n’arrive pas à contrôler mes émotions, à dire « non » comme on me le demande, et donc mon premier geste est de me défendre en poussant, en griffant, en mordant. Comme lorsque je suis dans mon espace et que quelqu’un vient accaparer mon terrain de jeu.

Mais parfois je veux montrer que j’aime beaucoup quelqu’un et donc je vais faire un bisou en mordant.

Et oui mordre peut signifier un acte de défense, d’agressivité mais aussi d’amour.

Les raisons peuvent donc être multiples : j’ai besoin de quelque chose, j’ai besoin d’attention, je suis en quête de nouvelles découvertes, je suis anxieux, en colère ou bien trop content.

Apprends-moi à gérer mes émotions.

Me donner un jeu que je peux mordre, des poupées, des balles ou des jouets en tissu que je peux lancer si je suis en colère, une cabane ou l’on est tout seul pour m’isoler. Mais aussi peut-être me mettre à disposition des peluches pour réconforter, le doudou, la tétine. Mais aussi me donner des repères pour que je me sente sécurisé dans la crèche et dans le déroulement de la journée. Des livres qui reprennent mes actes.

Mais surtout reprends mon geste plutôt que moi directement. J’ai quand même besoin de personnes fiables, stables et sécures qui continuent de me choyer même si j’ai fait un geste qui ne convenait pas. Comme Laurence Rameau le dit « Il ne sert à rien de stigmatiser ou de gronder l’enfant mordeur, bien au contraire, c’est d’une attention bienveillante dont il a besoin et qu’il faut lui fournir. Sans évidemment tout lui laisser « tout faire » et sans applaudir des deux mains à cette morsure, il convient de consoler tout autant l’enfant mordu que de s’occuper sur le plan affectif de l’enfant mordeur. »(Un bébé à la crèche)

Après avoir repris mon geste et rassuré l’enfant que j’ai poussé, griffé, mordu, je peux passer un gant sur le bobo de l’enfant. Si l’enfant n’est pas d’accord car il a encore peur, pourquoi ne pas prendre une poupée, la soigner et la prendre dans les bras.

Ainsi en sus de soigner, de rassurer, j’apprendrais les gestes qui rassurent et développerais mon empathie.

Virginie Maillard explique en dessins que ces petits qui griffent, mordent ou tapent ne sont ni méchants, ni violents ! Je vous mets des livres à disposition et je parlerai dans un prochain article des émotions. Chloé FREBOURG.